L’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) a annoncé, ce samedi 28 février, la mort de son porte-parole militaire, le colonel Willy Ngoma, tué le 24 février lors d’une frappe de drone attribuée aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Il aura fallu quatre jours au mouvement rebelle pour officialiser le décès de l’un de ses officiers supérieurs de l’Armée révolutionnaire congolaise (ARC).
L’AFC/M23 accuse Kinshasa de violer le cessez-le-feu
Dans son communiqué, le mouvement rebelle affirme que « le régime Tshisekedi » aurait délibérément décidé de « bafouer le cessez-le-feu » et d’imposer une guerre totale dans l’Est de la RDC.
L’AFC/M23 soutient que les frappes de drones viseraient non seulement ses positions militaires mais aussi des zones habitées, exposant selon lui les populations civiles.
Les autorités congolaises n’ont pas encore réagi officiellement à ces accusations.
Intensification des combats au Nord-Kivu et au Sud-Kivu
Ce décès intervient dans un contexte d’escalade militaire marquée par :
L’intensification des frappes aériennes des FARDC Les offensives terrestres menées avec l’appui des groupes d’autodéfense dits Wazalendo Le non-respect présumé du cessez-le-feu proposé par l’Angola
Selon les Nations-Unies, le M23 bénéficie d’un soutien du Rwanda, ce que Kigali a toujours contesté.
Les affrontements se poursuivent dans plusieurs zones stratégiques des territoires de Masisi, Walikale et Kalehe.
Processus diplomatiques en difficulté
Sur le plan international, les initiatives de médiation — notamment les processus de Washington et de Doha, soutenus par l’Union africaine — progressent diplomatiquement mais peinent à produire des résultats concrets sur le terrain.
Les tensions persistent entre Kinshasa et Kigali, ainsi qu’entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, alors que le groupe rebelle continue d’administrer des portions importantes du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.