Le gouvernement rwandais a réagi à la main tendue du président congolais, Félix Tshisekedi, lors de son intervention devant la diaspora à Bruxelles. Par le biais de son ministre des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, Kigali a exprimé son désintérêt pour ce qu’il qualifie de « commedia dell’arte » destinée à un public congolais et international.
« Il pourra toujours attendre jusqu’aux calendes grecques, car le Rwanda n’est vraiment pas intéressé à participer à cette mise en scène », a déclaré le ministre sur son compte X.
Olivier Nduhungirehe a toutefois précisé que le président Tshisekedi est attendu dans le cadre des pourparlers initiés par les États-Unis et du processus de paix de Doha, piloté par le Qatar. Selon lui, le chef de l’État congolais doit lever ses blocages et respecter les engagements liés au cessez-le-feu, notamment en arrêtant les attaques aériennes contre les villages Banyamulenge et d’autres communautés, et en neutralisant les rebelles FDLR.
Face à cette réplique, Félix Tshisekedi a réaffirmé le samedi 11 octobre à Bruxelles qu’il attend toujours une réponse de son homologue rwandais, confirmant sa volonté de dialogue.