Depuis la démission de Vital Kamerhe, intervenue le 22 septembre 2025, le poste de président de l’Assemblée nationale demeure vacant. À ce jour, aucune élection n’a encore été organisée pour désigner son successeur à la tête de la chambre basse du Parlement.
Au sein de la coalition au pouvoir, des voix s’élèvent pour réclamer des orientations claires de l’autorité morale afin de mettre fin à cette situation d’attente. Pendant ce temps, l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), parti dirigé par Vital Kamerhe, revendique ouvertement le retour de ce fauteuil à ses rangs, une position réaffirmée par son secrétaire général, Billy Kambale.
Boji contre Mayo : la bataille interne s’installe
Ancien ministre du Budget (2021-2025) et désormais ex-ministre de l’Industrie, Aimé Boji Sangara a déposé sa démission du gouvernement le 20 octobre 2025. Selon plusieurs sources proches de la coalition, ce dernier préparerait sa candidature à la présidence de l’Assemblée nationale, avec le soutien présumé de l’Union sacrée de la Nation.
Cette démarche, si elle se confirme, risque d’attiser les tensions internes au sein de l’UNC. En réaction, le député national Jean-Baudouin Mayo, également cadre du parti, a tenu à clarifier sa position dans un message posté sur X (ancien Twitter).
« Je suis candidat à la succession de notre président national à l’Assemblée nationale. Les mercenaires et autres Brutus n’usurperont aucun positionnement au nom de l’UNC après l’avoir poignardée, ainsi que son président national, dans le dos. Seule l’UNC est partenaire dans l’Union sacrée de la Nation », a-t-il écrit.
Ces déclarations traduisent une lutte d’influence ouverte entre deux figures majeures du parti, chacune cherchant à incarner la continuité du leadership de Vital Kamerhe au sein de l’institution parlementaire.
À l’approche d’un éventuel scrutin interne, la coalition de l’Union sacrée devra faire preuve de discernement politique pour éviter que cette rivalité n’ébranle davantage la cohésion fragile de la majorité présidentielle.