À l’approche de la succession de Vital Kamerhe à la présidence de l’Assemblée nationale, la course pour le perchoir est officiellement lancée. L’Union sacrée de la nation (USN) a ouvert la réception des candidatures jusqu’au vendredi 24 octobre 2025 à 11h00, sous l’arbitrage final du chef de l’État, Félix Tshisekedi. Chaque candidat doit soumettre une lettre de motivation, un CV détaillé et deux photos passeport, selon le communiqué du secrétaire permanent de l’USN, André Mbata.
Aimé Boji, le favori
L’ancien ministre du Budget et actuel ministre de l’Industrie, Aimé Boji Sangara, a été le premier à déposer sa candidature. Fort de son expérience parlementaire depuis 2006 et d’un soutien discret mais réel du président Tshisekedi, Boji apparaît comme le candidat favori pour succéder à Vital Kamerhe. Son retour calculé au Parlement, 24 heures après sa démission du gouvernement Suminwa II, ouvre la voie à sa candidature et renforce son influence au sein de l’USN.
Christophe Mboso, l’expérimenté
L’ancien deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’Kodia, également candidat, revendique son expérience et sa connaissance des rouages parlementaires. Il avait déjà occupé le poste de vice-président de février 2021 à mai 2024 et avait présidé le bureau d’âge lors du renversement de Jeannine Mabunda en 2020.
Jean-Baudouin Mayo, l’ambitieux
Enfin, Maître Jean-Baudouin Mayo, cofondateur de l’UNC, ancien vice-Premier ministre chargé du Budget et dirigeant depuis 2023 du Conseil d’administration de la Sonahydroc, brigue également le perchoir. Juriste de formation et député expérimenté, il cumule une longue carrière dans l’administration publique et à l’Assemblée nationale.
Un choix souverain
Les trois candidats disposent de profils solides, mais la décision finale revient à Félix Tshisekedi. Cette élection s’annonce stratégique pour la consolidation de la majorité présidentielle et la stabilité de l’Assemblée nationale.