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RDC : L’AFC/M23 accusée de vol de 500 kilos d’or à Twangiza, le mouvement rebelle dément

La concession aurifère de Twangiza, située dans la province du Sud-Kivu en République démocratique du Congo (RDC), est au centre d’une polémique. L’entreprise minière Twangiza accuse le mouvement rebelle AFC/M23 d’avoir dérobé près de 500 kilos d’or sur une période de cinq mois, soit une perte estimée à environ 70 millions de dollars.

Selon la société, les rebelles se seraient appuyés sur certains employés pour transporter l’or. Un premier lot de 50 kilos aurait été volé avant que d’autres cargaisons ne soient « discrètement acheminées par des canaux souterrains ». Depuis la prise de contrôle de la mine par le M23 en mai 2025, Twangiza aurait perdu plus de 100 kilos d’or par mois, ainsi que cinq millions de dollars d’équipements et de matériaux.

La société prépare une plainte formelle auprès des instances d’arbitrage international et des autorités congolaises. Par ailleurs, une frappe de drone survenue le 15 octobre aurait détruit les infrastructures électriques de la mine, sans que l’auteur ne soit identifié.

La concession aurifère, opérée auparavant par le groupe canadien Banro avant son retrait en 2020, est aujourd’hui gérée par Shomka Resources, enregistrée à Hong Kong. Twangiza accuse également l’AFC/M23 d’expulser les habitants, de démolir des églises et d’utiliser des techniciens rwandais pour collecter des données géologiques. La mine resterait occupée par plus de 150 travailleurs, que l’entreprise ne parvient pas à contacter.

Lors d’une conférence de presse ce jeudi, Corneille Nangaa, coordonnateur du M23, a rejeté ces accusations, affirmant que la mine n’était plus active depuis mai 2025. « Dans sa propre déclaration, elle explique que le produit de l’exploitation avait déjà été acheminé de Twangiza vers d’autres sites avant notre arrivée », a-t-il déclaré. Selon Nangaa, des exploitants artisanaux continuaient leurs activités sur place, comme par le passé, et le M23 se considère avant tout comme un mouvement révolutionnaire, et non comme un exploitant minier.

Le gouvernement rwandais n’a pas encore répondu aux sollicitations de commentaires concernant ces accusations.

Cet incident met en lumière les tensions persistantes dans l’Est de la RDC, où les ressources naturelles sont au cœur de conflits récurrents entre groupes armés et autorités locales.

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