Le collectif conduit par Léopold Bagula et Sam Bakasende, avec le soutien de plusieurs cadres de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), a officiellement saisi le secrétariat général ainsi que l’autorité morale du parti, le professeur Modeste Bahati Lukwebo.
Au cœur de leurs revendications figurent la libération du vice-président de l’AFDC, Hilaire Kikobya, détenu depuis plusieurs semaines, ainsi que l’application des sanctions contre les membres exclus du parti, notamment Patrick Munyomo et Otto Bahizi.
Selon les initiateurs de cette démarche, deux requêtes ont été déposées auprès de la direction du parti. La première porte sur la situation judiciaire d’Hilaire Kikobya, dont ils dénoncent une détention qu’ils qualifient d’arbitraire.
« Notre première requête consistait à informer le secrétaire général de notre vive inquiétude concernant la détention arbitraire de notre vice-président, Hilaire Kikobya. Cela fait plusieurs semaines qu’il est privé de liberté sans avoir comparu devant son juge naturel, et jusqu’à présent, les raisons de son arrestation demeurent inconnues », a déclaré Me Léopold Bagula.
L’avocat indique que le collectif souhaite voir l’AFDC intensifier les démarches en faveur de la libération de ce cadre du parti.
« Nous avons estimé qu’il était nécessaire de saisir notre secrétaire général afin qu’il donne des orientations à toutes les fédérations de l’AFDC pour organiser des actions d’envergure.
Ces initiatives doivent être engagées rapidement. Si une personnalité du rang du vice-président de notre parti est traitée de cette manière, qu’en sera-t-il des autres militants ? Nous savons que le secrétaire général suit ce dossier de près et nous attendons un mot d’ordre pour que toutes les structures du parti se mobilisent », a-t-il ajouté.La seconde requête concerne les anciens membres de l’AFDC radiés du parti, parmi lesquels Patrick Munyomo et Otto Bahizi.
Le collectif demande l’ouverture d’une procédure visant à récupérer les sièges parlementaires et les postes institutionnels qu’ils occupent encore, afin qu’ils soient attribués aux membres restés fidèles à la formation politique et à leurs suppléants.
« Nous avons également demandé au secrétaire général, avec copie à notre autorité morale, le professeur Modeste Bahati Lukwebo, de déclencher la procédure permettant de retirer les sièges occupés par les personnes radiées de notre parti, notamment Patrick Munyomo, Otto Bahizi et leurs proches », a expliqué Me Léopold Bagula.
Pour lui, l’exclusion d’un parti politique ne doit pas rester sans conséquence sur les mandats obtenus sous son label.
« Beaucoup pensent à tort qu’un élu conserve automatiquement son siège après avoir été radié du parti qui l’a présenté. Nous sommes convaincus que la procédure engagée permettra l’application de la loi et que ces sièges reviendront à ceux qui en ont légitimement droit », a-t-il conclu.
Guellord Risasi