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Arrestation de Nicolas Maduro : quel avenir pour le Venezuela ?

Alors que Donald Trump a annoncé, samedi 3 janvier, que les États-Unis allaient contrôler le Venezuela en attendant de trouver une solution durable, les forces du régime ont toujours la mainmise sur les rues de la capitale vénézuélienne et les habitants s’interrogent.

Les forces du régime contrôlent toujours les rues de Caracas (Venezuela). Aucune trace de présence militaire américaine, malgré l’annonce de Donald Trump samedi 3 janvier, affirmant que les États-Unis dirigeraient le Venezuela en attendant un changement de pouvoir. Alors, qui pour diriger le pays ? Les habitants de la capitale peinent à comprendre comment les États-Unis comptent s’y prendre. « Comment il va garder ce contrôle ? Où sont les gens qui vont contrôler tout ça ? », demande un homme. « C’est vrai qu’on attend vraiment de voir comment ça va se passer. Moi, je ne veux pas d’un président venu de l’étranger », indique une femme.

Pour Trump, en tout cas, pas question de s’appuyer sur la prix Nobel de la paix en exil, Maria Corina Machado. Plusieurs pays, dont la France, appellent à investir l’opposant Edmundo González Urrutia, dont ils reconnaissent l’élection en 2024. Autre objectif assumé par Washington : mettre la main sur le pétrole vénézuélien. « Nous allons le diriger avec un groupe et nous allons nous assurer qu’il est dirigé correctement. Nous allons reconstruire les infrastructures pétrolières, ce qui coûtera des milliards de dollars », a ainsi déclaré Donald Trump depuis Washington (États-Unis) samedi.

Une intervention qui divise la classe politique française
Le pays abriterait 18 % des réserves mondiales, mais la mainmise américaine pourrait surtout porter un coup à la Chine, qui achetait jusqu’ici 80 % de la production vénézuélienne. Pékin a d’ailleurs condamné samedi l’intervention militaire américaine. Alors, était-elle légale ? Oui, assure la Maison-Blanche, pour qui Maduro n’est pas un chef d’État mais un trafiquant de drogue. En France, Emmanuel Macron ne conteste pas la légalité de l’intervention : « Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro et ne peut que s’en réjouir ».

Même son de cloche à droite. En revanche, toute la gauche française condamne l’intervention, des socialistes aux insoumis. « Les États-Unis d’Amérique renouant avec leurs habitudes impériales les plus détestables, interviennent sur leurs voisins et menacent tous les autres », a regretté Jean-Luc Mélenchon. Le RN, quant à lui, se réjouit de l’éviction de Maduro mais conteste la méthode employée.

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