Alors que l’Espagne a remporté la Coupe du monde 2026 en battant l’Argentine (1-0) après prolongation, des milliers de réfugiés congolais installés dans plusieurs camps au Burundi ont suivi la finale sur des écrans géants. Au-delà de la célébration sportive, ils ont saisi cette occasion pour lancer un nouvel appel en faveur du retour de la paix dans l’est de la République démocratique du Congo.
L’Espagne a remporté, dimanche, la Coupe du monde 2026 en s’imposant face à l’Argentine (1-0) après prolongation, au MetLife Stadium, aux États-Unis. L’unique but de la rencontre a été inscrit à la 106ᵉ minute par Ferran Torres, sur un service de Nico Williams, offrant à la Roja son deuxième sacre mondial, seize ans après son premier titre décroché en Afrique du Sud.
La finale a basculé après l’expulsion d’Enzo Fernández, laissant l’Argentine évoluer en infériorité numérique jusqu’au coup de sifflet final. Tenante du titre, l’Albiceleste n’a pas réussi à conserver sa couronne mondiale.
Disputée en présence du président américain Donald Trump, de la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et du Premier ministre canadien Mark Carney, la rencontre a mis un terme à une compétition organisée conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada, qui s’est étendue sur 39 jours et 104 matchs.
Au Burundi, cette finale a été suivie avec une émotion particulière par des milliers de réfugiés congolais vivant dans plusieurs camps d’accueil. Grâce à des écrans géants installés dans le cadre d’une initiative présentée par les autorités congolaises pour permettre aux réfugiés de suivre les rencontres de la Coupe du monde 2026, ils ont pu vivre l’intégralité de la compétition, notamment le parcours des Léopards de la RDC jusqu’en huitièmes de finale.
Dans les camps de Musenyi, Kinama, Bwagiriza, Nyankanda, Cishemere, Rutana, Makombe et d’autres sites d’accueil, les retransmissions ont rassemblé les familles autour d’un même événement sportif. Pendant plus d’un mois, le football a offert aux réfugiés un moment de partage et de convivialité, atténuant, le temps des matchs, les épreuves liées à leur déplacement.
Mais au-delà de la compétition, ces rassemblements ont également servi de cadre pour exprimer un message en faveur de la paix dans l’est de la RDC.
À travers des témoignages, des chants et des appels de solidarité, plusieurs réfugiés ont exhorté la communauté internationale à intensifier les efforts en vue d’un retour durable de la sécurité dans leurs régions d’origine. Ils disent nourrir l’espoir de regagner leurs villages, de reconstruire leurs habitations et d’offrir à leurs enfants la possibilité de grandir dans leur pays.
« Notre plus grand souhait est de rentrer chez nous lorsque la paix sera rétablie. Nous voulons retrouver nos familles, nos terres et reconstruire notre vie en RDC », ont confié plusieurs réfugiés lors des rassemblements organisés à l’occasion de la finale.
Pour ces déplacés, la Coupe du monde 2026 n’a pas seulement été une fête du football. Elle a aussi constitué une tribune pour rappeler que derrière chaque réfugié se trouvent des familles séparées par le conflit et une aspiration commune : celle d’un retour dans une République démocratique du Congo pacifiée.
Mérite BAHOGWERHE