Accueil » L’actualité sans pause » Menace proférée par l’AFC-M23 d’atteindre Kinshasa : « Le président Tshisekedi ne sera jamais renversé par des marionnettes téléguidées depuis Kigali ou d’ailleurs ! » (Christian Lumu Lukusa)

Menace proférée par l’AFC-M23 d’atteindre Kinshasa : « Le président Tshisekedi ne sera jamais renversé par des marionnettes téléguidées depuis Kigali ou d’ailleurs ! » (Christian Lumu Lukusa)

Le chef militaire de l’AFC-M23 a récemment menacé de renverser le président Félix Tshisekedi, une déclaration qui alimente davantage les tensions à la veille de la reprise des pourparlers de Doha, au Qatar.

En République démocratique du Congo, cette menace a suscité une réaction ferme du camp présidentiel, qui a réaffirmé sa confiance en la force de l’armée nationale et en la détermination du peuple congolais.

Selon des sources sécuritaires, les rebelles de l’AFC-M23, qui occupent déjà plusieurs localités dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, auraient récemment intégré plus de 7 000 nouvelles recrues sur le terrain, tandis que 9 000 autres auraient terminé leur formation la semaine dernière.

Mais pour l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), parti présidentiel, ces menaces ne sont qu’un écran de fumée. « Le président Tshisekedi ne sera jamais renversé par des marionnettes téléguidées depuis Kigali ou d’ailleurs. Quant à leur soi-disant renforcement en effectifs, qu’ils sachent que la RDC n’est pas un terrain de jeu. Le gouvernement est prêt, nos FARDC sont prêtes, mais le peuple également est prêt. Le peuple est déterminé à mettre fin à toutes ces bêtises. Nous allons écraser cette rébellion dans peu de temps », a déclaré Christian Lumu Lukusa, cadre de l’UDPS.

Ces propos interviennent dans un contexte marqué par la montée d’une rhétorique guerrière de part et d’autre, alors que les négociations de paix devraient reprendre à Doha. Pour Yvon Muya, chercheur à l’École d’études des conflits de l’université Saint-Paul à Ottawa, ces déclarations relèvent avant tout d’une stratégie politique :
« Chaque camp cherche à renforcer sa position à la table des négociations. Il faut aussi y voir une forme de surenchère verbale fréquente dans les processus de paix menés dans un contexte militaire actif. »

De son côté, Henri-Pacifique Mayala, chercheur à l’Institut Ebuteli et coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, estime que la situation risque de déboucher sur un statu quo :
« Je pencherai beaucoup plus pour le statu quo face à l’échec des pourparlers qui s’observe de part et d’autre. La logique militaire n’ayant jamais été écartée, il est probable que l’on assiste à une prolongation de la situation actuelle plutôt qu’à un véritable renversement du rapport de force. »

Les rebelles, soutenus par le Rwanda selon Kinshasa, contrôlent aujourd’hui les villes stratégiques de Goma et Bukavu ainsi que plusieurs localités avoisinantes. Cette situation continue d’alimenter les tensions dans la région, alors que la population attend toujours un retour durable à la paix.

You may also like

QUI SOMMES NOUS ?

Habariexpress est un site d’actualités basé en République Démocratique du Congo.
L’actualité sans pause, à tout moment et où que vous soyez !

All Right Reserved. Designed and Developed by CHRISTOPHE