Le coordonnateur général de la Société civile de la République démocratique du Congo, Christopher Ngoy Mutamba, s’est opposé à la tenue d’un dialogue politique en dehors du territoire national.
Dans une interview accordée mardi 17 février à Actu30.cd, il a insisté sur la nécessité d’organiser toute initiative de dialogue en République démocratique du Congo, sous des conditions jugées crédibles et transparentes.
Un dialogue « au pays » et sous supervision nationale
S’appuyant sur les orientations du président Félix Tshisekedi, l’activiste estime que toute rencontre politique doit se dérouler au Palais du peuple à Kinshasa et être organisée par les institutions légitimes.
Selon lui, la transparence est essentielle pour restaurer la confiance :
le dialogue devrait être public, télévisé et supervisé par les autorités compétentes ainsi que par la population.
Refus d’impunité pour certains acteurs politiques
Christopher Ngoy Mutamba a également exprimé une opposition ferme à la participation de certaines figures politiques, notamment Corneille Nangaa et l’ancien président Joseph Kabila.
Il estime qu’un dialogue impliquant ces personnalités serait inacceptable au regard des violences subies par les populations congolaises dans les zones de conflit.
Pour l’activiste, toute initiative de réconciliation doit se faire sans impunité et dans le respect de la mémoire des victimes de guerre.
Critiques envers certains prélats catholiques
Par ailleurs, le responsable de la société civile a critiqué l’attitude de certains responsables religieux qu’il accuse de s’éloigner du cadre démocratique.
Il a notamment regretté l’absence de commémoration visible des martyrs chrétiens du 16 février, une date symbolique en République démocratique du Congo.
Dans un contexte de tensions politiques et sécuritaires persistantes dans l’est du pays, ces déclarations relancent le débat sur les modalités d’un dialogue national et sur les conditions nécessaires à une sortie de crise durable.