Kinshasa, De nouvelles révélations du journal sud-africain Sunday Times ZA font grand bruit dans les milieux politiques africains. Selon le média, la condamnation à mort de l’ancien président Joseph Kabila pourrait avoir de graves répercussions politiques et sécuritaires en République démocratique du Congo (RDC), allant jusqu’à un possible risque de coup d’État.
Toujours d’après Sunday Times ZA, le président Félix Tshisekedi aurait rassuré son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, qu’il n’envisageait pas de faire exécuter la sentence prononcée contre son prédécesseur.
Le journal rapporte que Ramaphosa aurait personnellement mis en garde Tshisekedi lors de sa visite officielle en Afrique du Sud le mois dernier, estimant qu’une exécution de Kabila pourrait déclencher une rébellion violente dans l’Est du pays.
Cette entrevue aurait eu lieu deux semaines avant la condamnation à mort par contumace de l’ancien chef d’État pour crimes de guerre et trahison.
Selon trois sources proches du gouvernement sud-africain citées par le média, Pretoria chercherait désormais à favoriser une issue politique à cette crise, en coordination avec le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, qui aurait sollicité l’appui de Ramaphosa pour éviter toute escalade.
L’une de ces sources a déclaré :
« Kabila est originaire d’une région où opère le M23. Si une figure aussi populaire que lui décidait de soutenir ce mouvement, ce serait une véritable recette pour un coup d’État. Kabila renforce le M23 et pourrait facilement menacer Kinshasa. »
Le Sunday Times ZA affirme enfin que Joseph Kabila résiderait actuellement entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, bénéficiant d’une protection politique et sécuritaire dans ces deux pays.
Cette situation alimente de nombreuses spéculations sur le rôle que l’ancien président pourrait encore jouer dans la scène politique congolaise, malgré sa condamnation.
🖋️ La Rédaction