L’opposant congolais Jean-Marc Kabund s’est exprimé jeudi 19 février sur la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo et sur la perspective d’un dialogue national annoncé par les autorités.
Invité sur le plateau de TV5Monde, l’ancien secrétaire général du parti présidentiel a dressé un tableau sombre de la situation sécuritaire.
Une crise révélatrice de l’absence de l’État
Selon Jean-Marc Kabund, l’insécurité persistante dans l’Est du pays reflète une absence d’autorité de l’État et une profonde désorganisation nationale.
« La situation dans l’Est du pays (…) est très préoccupante sur le plan sécuritaire. Ceci dénote clairement l’absence de l’autorité de l’État », a-t-il déclaré.
Un dialogue avec le M23 ?
S’agissant du dialogue national envisagé par le président Félix Tshisekedi, l’opposant a salué l’initiative tout en posant une condition majeure : l’implication du Mouvement du 23 mars.
Pour lui, il serait « absurde » d’organiser un forum sur la paix sans la participation du M23, qu’il considère comme un acteur central du conflit dans l’Est.
« Il est absurde de parler de paix et d’organiser un forum politique sans le M23 », a-t-il soutenu.
Appel à la communauté internationale
Jean-Marc Kabund a également évoqué les relations entre le Rwanda et le M23, appelant la communauté internationale à veiller au respect des accords signés et à prendre des mesures concrètes pour mettre fin à la crise.
Enfin, l’opposant a rappelé que l’insécurité n’est pas l’unique défi de la RDC, citant également la corruption et la prédation des richesses nationales parmi les problèmes structurels du pays.