L’opposant Franck Diongo a récemment rencontré, à Kampala en Ouganda, les dirigeants de l’Alliance Fleuve Congo et du M23 (AFC/M23), notamment Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa. Face aux interrogations suscitées par cette entrevue, il a tenu à clarifier sa démarche, affirmant qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un ralliement à la rébellion, mais plutôt d’une consultation dans l’optique de trouver une solution à la crise qui secoue la République Démocratique du Congo.
« Ma priorité est de sauver le pays, et pour y parvenir, je dois explorer toutes les pistes possibles. Je me réserve donc le droit de rencontrer toute personne susceptible de contribuer à la résolution des problèmes de la nation », a déclaré Franck Diongo lors d’une interview.
Concernant le contenu de ses échanges avec les leaders de l’AFC/M23, le président du Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP) a rejeté toute accusation mettant en doute sa loyauté envers la République.
« Pourquoi ne pose-t-on pas la même question à Félix Tshisekedi sur ses discussions avec Paul Kagame ou le président angolais ? La RDC, membre de la SADC, accepte que cette organisation signe des accords avec des révolutionnaires à Goma. Pourquoi le président n’est-il pas interpellé ? Il a également envoyé une délégation secrète à Doha, mais personne ne le questionne à ce sujet », a-t-il martelé.
Exilé en Belgique depuis juin 2024 sous la protection de la convention de Genève, Franck Diongo estime être victime d’une machination politique visant à l’éliminer du paysage politique congolais. Lors d’une conférence de presse, il a révélé avoir déposé une plainte contre le général Christian Ndaywel, ex-directeur général des renseignements militaires (ex-Demiap), en raison de son arrestation et de sa détention de 20 jours en juin 2023.
Pendant ce temps, Rex Kazadi, ancien candidat à la présidentielle, a officiellement annoncé son adhésion à l’AFC/M23 depuis Kampala, une décision qui alimente davantage les débats sur l’évolution politique en RDC.