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RDC : Médiation angolaise : Claudel Lubaya exige la levée des zones d’ombre avant le cessez-le-feu

À la veille de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu annoncé sous l’égide du président angolais João Lourenço, l’opposant congolais en exil Claudel Lubaya appelle à des clarifications urgentes avant toute mise en œuvre du processus de Luanda.

Dans un communiqué publié mardi 17 février, l’ancien gouverneur et leader de l’Union démocratique africaine (UDA originelle) dénonce les nombreuses « zones d’ombre » entourant la médiation en cours entre Kinshasa et les groupes armés.

Des questions sur la légitimité de la médiation

Claudel Lubaya s’interroge d’abord sur la base juridique et politique du mandat confié à l’Angola :
« De quelle instance ce mandat procède-t-il ? Est-il le fruit d’une décision formelle de l’Union africaine, d’une organisation régionale ou d’un mécanisme ad hoc ? »

Pour lui, la crédibilité d’une médiation dépend avant tout de la clarté de sa légitimité et de son cadre institutionnel.

Neutralité et chevauchement des initiatives

L’opposant met également en doute l’indépendance de la facilitation angolaise vis-à-vis de Kinshasa. Selon lui, toute médiation crédible doit reposer sur une neutralité incontestable afin d’éviter toute perception d’influence politique.

Il pointe aussi le chevauchement entre initiatives africaines, notamment le rôle du président togolais Faure Gnassingbé, désigné médiateur par l’Union africaine. Lubaya exige une clarification de l’articulation entre cette médiation et celle de Luanda.

Le flou autour du processus de Doha

Autre interrogation majeure : le statut du processus de Doha qui avait réuni Kinshasa et le groupe armé AFC/M23.
Lubaya demande s’il a été suspendu, relégué au second plan ou s’il reste un cadre de référence pour les discussions en cours.

Rôle des Églises et garanties sécuritaires

Au-delà des aspects institutionnels, l’opposant insiste sur les garanties de sécurité, de liberté de mouvement et d’inclusivité du dialogue.
Il déplore également l’exclusion de la CENCO et de l’ECC, deux acteurs religieux qu’il juge essentiels pour garantir la crédibilité du processus.

Lubaya rappelle que l’actuel président Félix Tshisekedi avait lui-même bénéficié du rôle de médiation joué par ces confessions lors d’une période politique charnière après le décès d’Étienne Tshisekedi.

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