Accueil » L’actualité sans pause » RDC / Nord-Kivu : les victimes du massacre de Ntoyo inhumées, l’armée déploie des renforts

RDC / Nord-Kivu : les victimes du massacre de Ntoyo inhumées, l’armée déploie des renforts

Les 64 civils tués lors de l’attaque attribuée aux rebelles ADF dans la localité de Ntoyo, territoire de Lubero (Nord-Kivu), dans la nuit du 8 au 9 septembre 2025, ont été conduits à leur dernière demeure ce mercredi 10 septembre.

L’enterrement s’est déroulé dans des conditions douloureuses, marquées par une forte pluie et l’émotion des familles présentes. Pour faire face à l’ampleur du drame, des menuisiers locaux ont été mobilisés de Manguredjipa à Nziapanda afin de fabriquer les cercueils, tandis que des jeunes volontaires se sont chargés de creuser les tombes.

Selon Jean-Marie Malembo, habitant du secteur des Bapere, la situation sécuritaire demeure critique.
« Nous venons d’enterrer une quarantaine de civils, dont des enseignants et des catéchistes. Plusieurs villages restent vides car les ADF contrôlent près de 16 kilomètres de terrain », a-t-il déclaré, appelant l’État congolais à agir rapidement.

Face à cette attaque sanglante, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont intensifié leur présence dans la zone. Des renforts, acheminés à bord de camions Fuso et Kamaz, ont été déployés sous la supervision du commandant des opérations Sukola 1 Grand Nord et du Front Nord.

Le lieutenant Marc Elongo Kyondwa, porte-parole de l’armée dans la région, a affirmé que « des dispositifs sécuritaires d’envergure ont été installés afin de protéger la population et de poursuivre les assaillants en profondeur ».

La société civile appelle à la vigilance

Pour Samuel Kagheni, président de la société civile des Bapere, l’arrivée des troupes constitue une réponse concrète aux faiblesses constatées dans le dispositif militaire.
« Nous espérons que ce renforcement permettra une meilleure collaboration entre civils et militaires afin d’empêcher de nouvelles attaques », a-t-il souligné.

Le massacre, revendiqué par l’État islamique, a fait 64 morts, 4 blessés, 14 maisons incendiées ainsi que plusieurs motos et deux véhicules détruits. Depuis cette tragédie, la localité de Ntoyo est presque déserte : de nombreuses familles se sont réfugiées vers Manguredjipa, Nziapanda et Butembo pour tenter d’échapper aux violences.

Ce drame rappelle une fois de plus la fragilité sécuritaire du Nord-Kivu et l’urgence de restaurer une paix durable dans une région éprouvée par des décennies de conflits armés.

You may also like

QUI SOMMES NOUS ?

Habariexpress est un site d’actualités basé en République Démocratique du Congo.
L’actualité sans pause, à tout moment et où que vous soyez !

All Right Reserved. Designed and Developed by CHRISTOPHE