Depuis plusieurs semaines, la ministre de la Jeunesse, Grace Kutino, fait l’objet de critiques récurrentes sur les réseaux sociaux et dans certains espaces médiatiques, où revient de manière insistante la question : « Où est passée la ministre de la Jeunesse ? »
Cette interrogation, régulièrement reprise à chaque publication liée à ses activités, suscite des réactions contrastées au sein de l’opinion publique, entre remise en cause de sa présence sur le terrain et défense de son action gouvernementale.
Plusieurs soutiens de la ministre estiment, au contraire, que le portefeuille de la jeunesse connaît une visibilité sans précédent ces dernières années. Ils évoquent une intensification des activités du ministère, marquée par des initiatives, des partenariats, des déplacements sur le terrain et une présence accrue des questions liées à la jeunesse dans le débat public.
« Jamais ce portefeuille n’avait bénéficié d’une telle visibilité médiatique et institutionnelle ces dernières années », affirment certains proches du dossier, qui mettent en avant le dynamisme des actions engagées.
Ces mêmes sources nuancent toutefois les critiques formulées à l’encontre de la ministre, rappelant que l’évaluation d’un membre du gouvernement s’inscrit généralement dans la durée. « Comme pour tout responsable public, des imperfections peuvent exister. Mais dans la plupart des démocraties, l’appréciation globale d’un ministre intervient à la fin de son mandat », soulignent-elles.
Elles s’interrogent par ailleurs sur les motivations sous-jacentes à cette vague de critiques, évoquant tantôt une défiance à l’égard d’une ministre issue de parcours non traditionnels, tantôt des réserves sur sa méthode de communication, ou encore une réaction à une visibilité accrue d’un secteur longtemps jugé secondaire dans l’action publique.
Si ces critiques sont perçues par certains comme relevant du débat démocratique normal, d’autres estiment qu’elles pourraient prendre la forme d’une dynamique plus structurée. « Les critiques factuelles font partie du jeu démocratique. Mais lorsqu’elles deviennent coordonnées, répétitives et déconnectées des réalités du terrain, elles s’apparentent davantage à une campagne de communication qu’à un débat serein », indiquent ces observateurs.
Signalons que , le débat autour de l’action de la ministre de la Jeunesse illustre les tensions habituelles entre perception publique, communication politique et évaluation de l’action gouvernementale dans un environnement médiatique fortement influencé par les réseaux sociaux.
Mérite BAHOGWERHE