Le consortium international pour les droits humains au congo (CIDHC) a exprimé, dans une déclaration publiée ce vendredi 26 juin 2026 à Goma, au Nord-Kivu dans l’Est de la République démocratique du Congo, profonde préoccupation après le bombardement de l’hôpital général de référence de Minembwe, survenu le 25 juin dans la province du Sud-Kivu.
Selon cette organisation de défense des droits humains, plusieurs frappes auraient atteint les installations de cet établissement de santé alors que des patients, des femmes, des enfants ainsi que des membres du personnel médical s’y trouvaient. Le CIDHC affirme que ces bombardements auraient causé d’importants dégâts matériels et mis gravement en danger les personnes présentes.
Dans sa déclaration, le consortium estime que ces événements interviennent dans un contexte marqué par une détérioration continue de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo, aggravant les difficultés d’accès aux soins et à l’assistance humanitaire.
Le CIDHC attribue ces bombardements à la coalition des forces engagées aux côtés du gouvernement congolais, composée notamment, selon lui, des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), de la Force de défense nationale du Burundi (FDNB), de groupes armés Wazalendo, des FDLR ainsi que de mercenaires.
L’organisation rappelle que les établissements de santé bénéficient d’une protection spéciale en vertu du droit international humanitaire, notamment des conventions de Genève de 1949 et de leurs protocoles additionnels. Elle souligne que toute attaque visant intentionnellement un hôpital protégé est susceptible, selon les circonstances et les preuves établies, de constituer un crime de guerre engageant la responsabilité pénale de ses auteurs.
Le consortium appelle ainsi à l’ouverture d’une enquête indépendante, impartiale et crédible afin d’établir les faits, d’identifier les éventuels responsables et de garantir justice aux victimes.
Par ailleurs, le CIDHC invite les Nations unies, les États-Unis, l’Union européenne, l’Union africaine ainsi que les organisations internationales de défense des droits humains à soutenir des investigations indépendantes et à contribuer à la lutte contre l’impunité.
L’organisation demande également la cessation immédiate des attaques contre les établissements de santé, le respect strict du droit international humanitaire par toutes les parties au conflit, la protection des populations civiles, l’ouverture d’un accès humanitaire sans entrave, ainsi que le déploiement d’une mission internationale d’établissement des faits à Minembwe.
Signalonsque, le CIDHC réaffirme sa solidarité avec les victimes, leurs familles et le personnel soignant, tout en réitérant son engagement en faveur de la protection des civils, du respect des droits humains et de la lutte contre l’impunité dans l’est de la République démocratique du Congo.
Mérite BAHOGWERHE