Les habitants des villages de Vithungwe et Mbiritsi, dans le groupement Bunyuka, en chefferie des Bashu (territoire de Beni), ont vécu une nuit d’inquiétude après la découverte de huit croix accrochées aux portes de plusieurs habitations entre samedi et dimanche 12 juillet. Les autorités locales ont ouvert une enquête afin d’établir les circonstances de cet incident.
Selon le rapporteur de la société civile locale, les croix retrouvées sur les portes auraient été prélevées dans des cimetières de la région, une information qui devra être confirmée par les investigations en cours.
D’après plusieurs sources locales, un jeune homme connu sous le surnom de « Manogha » est soupçonné d’être à l’origine de ces faits. Il est décrit par des habitants comme souffrant de troubles psychiques, une situation qu’ils associent à une consommation excessive de chanvre.
« Lors de son interpellation, le suspect aurait reconnu les faits », ont indiqué des sources locales, tout en précisant que cette version devra être corroborée par les résultats de l’enquête.
Alertées, les autorités administratives se sont rendues sur les lieux dimanche matin pour constater les faits. Elles ont procédé au retrait des croix et appelé la population au calme, assurant que toutes les dispositions étaient prises pour faire la lumière sur cette affaire.
À ce stade, les motivations de cet acte demeurent inconnues. Les enquêteurs devront déterminer s’il s’agit d’un acte de vandalisme isolé ou d’un fait répondant à d’autres motivations.
De son côté, la société civile de Bunyuka invite les habitants à éviter toute spéculation et exhorte les services de sécurité à renforcer leur présence dans les villages concernés afin de prévenir tout mouvement de panique ou tout acte de justice populaire.
Les résultats de l’enquête devraient permettre d’établir les responsabilités et de clarifier les circonstances de cet incident qui a suscité une vive émotion au sein de la population locale.