Devant la presse ce mardi 4 novembre à Kinshasa, l’opposant Jean-Marc Kabund A Kabund a dressé un tableau sombre de la gouvernance de Félix Tshisekedi.
Pour le président du parti politique Alliance pour le changement (ACH), le pays s’enfonce dans une dérive politique, morale, économique et institutionnelle sans précédent.
S’agissant de la baisse du dollar, le Président de l’ACH a qualifié d’une escroquerie à ciel ouvert du régime de Félix Tshisekedi.
Au regard de la situation générale du pays, l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale a appelé à la tenue urgente d’un dialogue inclusif. Jean-Marc Kabund A Kabund a annoncé la tenue, le 15 décembre prochain, d’une grande marche pour exiger la tenue de ce dialogue.
« Le refus de convoquer ce dialogue traduit tout simplement l’abandon de nos compatriotes de l’Est, et nous pouvons aller plus loin pour considérer cela comme de la haute trahison vis-à-vis de la nation congolaise », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, Jean-Marc Kabund a révélé que le mouvement rebelle AFC-M23 est le plus concerné par ce dialogue, qui sera convoqué par le président de la République, Félix Tshisekedi.
Un pas vers une gouvernance sécuritaire plus efficace et inclusive
Une réunion de renforcement des capacités a eu lieu à Nsumbula, organisée par les inspecteurs territoriaux et l’administrateur assistant.
L’objectif principal de cette réunion était de renforcer la coordination entre les autorités locales et territoriales, afin de mieux répondre aux besoins de la population.
L’entretien a été présidé par Gaston, Kamonyo, qui a remercié chaleureusement les participants pour leur présence et leur engagement.
Il a souligné l’importance de cette réunion, qui marque un pas important dans la mise en place d’une gouvernance sécuritaire plus efficace.
Il a également insisté sur la nécessité de faire des rapports réguliers à la hiérarchie, afin de permettre une prise de décision rapide et éclairée.
Les thèmes principaux de la réunion ont été la réforme de la gouvernance sécuritaire et son impact visible.
Toutes les autorités étatiques et coutumières ont participé à cette rencontre, mettant en évidence l’importance de la collaboration entre les différents acteurs pour renforcer la sécurité et la stabilité dans la région.
Le chef de groupement honoré KATOMPA ILUNGA a également exprimé sa gratitude envers les autorités territorales pour leur visite à Nsumbula, considérée comme une initiative très importante et sensible.
Cette visite a permis de mieux comprendre les enjeux locaux et de travailler à leur résolution.
Il convient de rappeler que Nsumbula est un village situé dans le territoire de Tshikapa, secteur de l’Entre Kasai-Luangatshimu, à une distance de 150 km du chef-lieu de la province du Kasai, Tshikapa.
Sylvain kalenga à Nsumbula
À l’occasion de la Journée mondiale de la ménopause célébrée chaque 18 octobre, la Ministre Provinciale de la Santé du Kasaï Central, Mami Rose Kamueka Kabuamba, a livré un message fort en faveur de la santé et du bien-être des femmes ménopausées. C’était lors d’une cérémonie de célébration de cette journée tenue ce vendredi 31 octobre dans la salle paroissiale mon seigneur Evariste lufuta à kananga, en présence des partenaires techniques et financiers, des femmes ménauposées ainsi que de nombreux acteurs de la société civile.
Placée sous le thème international « Médecine du mode de vie dans la santé ménopausique », cette journée a été l’occasion pour Rose Kamueka de rappeler que la ménopause, loin d’être un déclin, constitue « une étape naturelle de la vie de chaque femme, marquant la fin du cycle reproductif ».
Elle a par ailleurs déploré le fait que, dans plusieurs communautés, la ménopause demeure un sujet tabou entouré de préjugés et de désinformation, ce qui isole souvent les femmes concernées.
« Il est temps de briser le silence autour de cette étape de vie et de promouvoir un mode de vie positif pour toutes les femmes ménopausées », a-t-elle martelé, insistant sur la nécessité d’un accompagnement médical et psychologique adéquat.
A en croire, elle a réaffirmé l’engagement du Gouvernement provincial du Kasaï Central, à travers son ministère, à œuvrer pour la santé des femmes à toutes les étapes de leur vie.
« En collaboration avec nos partenaires, nous mettons un accent particulier sur la santé féminine avant, pendant et après la ménopause, afin de garantir un suivi global et de qualité », a-t-elle déclaré.
Rose Kamueka a profité de l’occasion pour rendre hommage au Gouverneur Joseph Moïse Kabulu N’Nonko pour son dévouement envers le bien-être de la population kasaïenne, ainsi qu’à Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, pour son engagement constant en faveur des droits et de la promotion de la femme congolaise.
Madame Rose Kamueka Kabuamba a également salué les femmes qui traversent cette étape de la vie, les invitant à la considérer comme « un pilier de sagesse, d’expérience et de stabilité familiale ».
Elle a félicité la Coordination provinciale du Réseau des Femmes Ménopausées d’Afrique pour son travail de sensibilisation et de valorisation de la femme ménopausée au sein de la communauté.
« La santé des femmes ménopausées n’est pas seulement une question médicale, mais aussi une question de dignité, de respect et de droits humains », a-t-elle souligné.
En clôturant son discours, la Ministre provinciale de la Santé a déclaré ouvertes les activités de la Journée mondiale de la ménopause, édition 2025. Elle a appelé chacun à s’engager pour « une santé féminine épanouie dans toutes ses étapes ».
« Femmes ménopausées d’Afrique, levons-nous, brisons le silence et faisons de cette étape de vie une période de plénitude et de fierté », a conclu Mami Rose Kamueka Kabuamba, sous des applaudissements.
Fiston bandekele wa muanji
Dans un climat de paix, le gouverneur du Kasaï, Me Crispin Mukendi Bukasa, a officiellement remis le bâtiment administratif de Kamonia, construit dans le cadre du PDL-145T.
L’administrateur du territoire de Tshikapa, M. Nico Ngenze Kitambala, a remercié le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour cette initiative, ainsi que le gouverneur pour son suivi rigoureux et le PNUD pour son professionnalisme.
Le PNUD/Kasaï a annoncé que d’autres infrastructures seront bientôt remises au gouvernement congolais.
Le gouverneur a, de son côté, exhorté les autorités locales à « bien gérer cet édifice public » et a rappelé la volonté du Chef de l’État de voir « tous les ouvrages du PDL-145T achevés avant le 31 décembre 2025 ».
La cérémonie s’est clôturée par des rites coutumiers, où le chef traditionnel Kamba Khotsho Mpasu a appelé à l’unité pour le développement du territoire. Avant de regagner Tshikapa, Me Mukendi a visité le ravin Kapupa/Karpate et promis une action rapide pour sa réhabilitation.
L’Unificateur Étienne TSHISEKEDI wa mu Biancky
À Mbuji-Mayi, des militants de l’UDPS/Tshisekedi, fédération du Kasaï-Oriental, ont manifesté ce jeudi 30 octobre 2025 pour protester contre la motion de défiance initiée contre le gouverneur Jean-Paul Mbwebwa Kapo.
Cette marche, partie de plusieurs points de la ville, a dégénéré à l’arrivée des manifestants au siège de l’Assemblée provinciale, leur point de chute. Des vitres et des portes de la salle des plénières ont été brisées par les protestataires en colère, qui réclamaient le retrait pur et simple de la motion, à la veille de la plénière prévue sur cette question.
L’intervention rapide des éléments de la Police nationale congolaise a permis de maîtriser la situation et de rétablir le calme. Le bâtiment de l’Assemblée provinciale reste désormais placé sous surveillance des forces de l’ordre pour prévenir tout nouvel incident.
L’Assemblée nationale a entériné, jeudi 29 octobre 2025, la déchéance du mandat de député national Augustin Matata Ponyo Mapon, en application de l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle.
Cette décision fait suite à la condamnation définitive de l’ancien Premier Ministre, reconnue par la haute Cour, le 20 mai 2025, pour des faits de gestion irrégulière des fonds publics lorsqu’il dirigeait le gouvernement. L’arrêt, assorti d’une interdiction d’exercer toute fonction publique, avait été transmis au bureau de l’Assemblée nationale le 10 juin dernier pour exécution.
En conséquence, le siège de Matata Ponyo, élu de Kindu, revient à son premier suppléant, Ibrahim Assani Émile. La validation de ce remplacement marque la clôture d’un long processus judiciaire et administratif qui met officiellement fin au mandat parlementaire de l’ancien chef du gouvernement.
Le ministre provincial de l’Intérieur du Kasaï, Piter Tshisuaka, a effectué une visite de travail ce mercredi 29 octobre à Kamako, à la frontière entre la République Démocratique du Congo et l’Angola, pour évaluer la situation des Congolais expulsés d’Angola et renforcer la réponse humanitaire mise en place par les autorités provinciales.
Cette mission s’inscrit dans le cadre des efforts continus du gouvernement congolais visant à assurer un suivi régulier et une assistance adéquate aux compatriotes rapatriés.
Accompagné des membres du conseil provincial de sécurité, dont la directrice de la DGM, le colonel adjoint du commissaire provincial de la PNC/Kasaï et d’autres responsables, le ministre Tshisuaka a visité plusieurs sites d’accueil des rapatriés. Sur place, il a échangé directement avec les familles et les personnes expulsées, réaffirmant la volonté du gouvernement provincial de garantir leur sécurité, leur bien-être et leur réinsertion.
Selon les autorités locales, plus de 3 200 Congolais ont déjà franchi la frontière depuis le début des opérations de rapatriement, une situation qui interpelle les autorités sur la nécessité d’un accompagnement durable.
Le ministre Tshisuaka a exhorté les rapatriés à éviter les retours clandestins en Angola, insistant sur la disponibilité du gouvernement provincial à leur fournir une aide rapide et efficace. Il a par ailleurs appelé à une solidarité accrue entre les autorités et la population afin de faciliter la réintégration des compatriotes dans la dignité.
Cette visite de terrain marque une étape clé dans la mise en œuvre d’un plan d’action concerté entre les services provinciaux et les partenaires humanitaires, pour offrir une réponse durable à cette crise humanitaire qui touche de nombreuses familles au Kasaï.
Jovanie PASUA, depuis Kamako
Le Gouverneur de la province du Kasaï-Oriental, Jean-Paul Bwebwa Kapo, est de nouveau dans le viseur de l’Assemblée provinciale. Une motion de défiance a été officiellement déposée ce mardi 28 octobre 2025 au bureau de l’organe délibérant, relançant ainsi les tensions entre le pouvoir exécutif et législatif provincial.
Le document signé par l’honorable Christian Ngandu Katumbayi, député provincial, qui agit au nom d’un groupe de parlementaires provinciaux. L’objet de la correspondance, adressée au Président de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Oriental, porte sur la transmission d’une motion de défiance contre le Gouverneur Jean-Paul Bwebwa Kapo, en vue de son examen en plénière conformément au règlement intérieur de l’institution.
« Je suis mandaté par les députés provinciaux signataires de la motion de défiance contre le Gouverneur de province Jean-Paul Mbwebwa Kapo, pour vous la transmettre en vue de son examen en plénière », peut-on lire dans le document signé et daté du 28 octobre 2025 à Mbujimayi.
Cette motion fait suite à plusieurs critiques formulées par les élus provinciaux à l’égard de la gestion du gouvernement Bwebwa Kapo, notamment sur la transparence budgétaire et la gouvernance administrative. Bien que les griefs exacts ne soient pas encore rendus publics, plusieurs observateurs y voient le signe d’un profond malaise politique au sein des institutions provinciales.
Selon des sources proches de l’Assemblée provinciale, le bureau devrait convoquer une séance plénière dans les prochains jours pour examiner la recevabilité de cette motion. Si elle est jugée fondée, le Gouverneur sera invité à venir présenter ses moyens de défense devant les députés.
Cette nouvelle procédure s’ajoute à une série de crises institutionnelles qui secouent plusieurs provinces du pays, où des motions de censure et de défiance deviennent monnaie courante, traduisant une instabilité politique persistante.
Fiston bandekele wa muanji
Dans un message empreint d’espoir et de détermination, Hélène Bukumba Muamba, Secrétaire Exécutive Nationale chargée des relations avec les partis politiques au sein de la plateforme Horizon 2023, a lancé, ce week-end à Kinshasa, un appel vibrant aux Congolaises et Congolais afin de s’unir autour d’un objectif commun : poser les fondations de la 4e République.
Alors que la République Démocratique du Congo fait face à de multiples défis, dont la pauvreté, l’injustice et les profondes inégalités sociales, Mme Bukumba plaide pour un sursaut national. Son message se veut un catalyseur de prise de conscience citoyenne :
Le changement est possible, et il commence par un engagement collectif.
Elle a salué l’initiative d’un front citoyen constitué par des « dignes fils et filles de la nation », unis par la volonté d’instaurer un nouvel ordre constitutionnel. L’objectif est clair : garantir le respect strict des lois, la justice pour tous et l’équité sociale.
Chaque pas que nous faisons vers l’unité est un pas vers un Congo meilleur , a-t-elle insisté, invitant à une mobilisation large autour des valeurs de démocratie, solidarité et dignité humaine.
Son intervention ravive l’héritage patriotique des pères fondateurs, à l’image de Patrice Emery Lumumba, et ambitionne de redonner confiance au peuple congolais en sa capacité à forger son propre avenir.
Levons-nous pour notre avenir, pour nos enfants, pour notre Congo ! , a-t-elle conclu avec émotion, appelant à l’espoir, à la vigilance et à l’action collective.
Ce message d’unité et d’engagement citoyen constitue une étape importante dans la dynamique menant vers une transformation institutionnelle majeure en RDC : l’avènement de la 4e République.
Alain Digital Mudiandambu
Le député national Wenda Mukangwa Placide a sollicité du gouvernement congolais le financement de trois projets majeurs de développement en faveur des communautés vivant autour du Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB), ainsi que des réserves naturelles d’Itombwe et de Mikeno, dans le territoire de Shabunda, au Sud-Kivu.
Cette démarche a été rendue publique le 23 octobre 2025 à travers une correspondance adressée à la ministre déléguée en charge de l’Environnement et du Développement durable. Dans sa lettre, l’élu de Shabunda insiste sur l’urgence de doter ces localités d’infrastructures de base, afin d’améliorer les conditions de vie des populations riveraines, souvent confrontées à un manque criant de services sociaux essentiels.
Le plan présenté propose la construction de 13 écoles modernes pour renforcer l’accès à l’éducation dans une zone enclavée, 4 mini-barrages hydroélectriques destinés à fournir une énergie propre et fiable aux ménages, ainsi que le cantonnage de 132 kilomètres de routes de desserte agricole, indispensable pour désenclaver les villages et faciliter l’écoulement des produits agricoles vers les centres commerciaux.
Pour Wenda Mukangwa Placide, ces investissements constituent une réponse concrète aux défis économiques et sociaux qui poussent encore plusieurs habitants à exercer une pression sur les aires protégées. Le député estime qu’un développement responsable et durable permettra non seulement d’assurer une cohabitation harmonieuse entre l’homme et la nature, mais aussi de garantir une meilleure représentativité des riverains au regard de l’étendue de leurs terres concédées aux aires protégées.
Il invite par ailleurs le gouvernement à examiner favorablement sa requête afin de permettre au territoire de Shabunda de rattraper son retard en matière d’infrastructures et de contribuer pleinement au progrès national.
Isaka Kijana