Stéphane Muadi Van s’oppose au débat sur la révision constitutionnelle et appelle à prioriser les urgences sociales Le débat autour d’une éventuelle révision ou d’un changement de la Constitution continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique en République démocratique du Congo.
Dans ce contexte, l’acteur politique Stéphane Muadi Van a exprimé sa position ce mercredi 1er avril 2026, en dénonçant ce qu’il qualifie de « débat inutile » face aux grandes difficultés quotidiennes de la population.Selon lui, les priorités du pays devraient être recentrées sur les réalités sociales et économiques que vivent les Congolais. Il estime que la question constitutionnelle ne constitue pas une urgence, au regard des défis économiques, sociaux et sécuritaires persistants dans le pays.Revenant sur l’histoire politique récente, Stéphane Muadi Van a évoqué la révision constitutionnelle intervenue sous la présidence de Joseph Kabila.
Il soutient que cette modification avait été orientée uniquement par des intérêts politiques, notamment pour consolider le pouvoir en place à l’époque.Dans son argumentaire, il insiste sur le caractère fondamental de la Constitution, qu’il décrit comme « les piliers et les fondations d’une Nation ». Pour lui, modifier ce texte sans justification claire équivaut à prendre un risque majeur pour l’équilibre du pays. Il compare cette démarche à « une opération chirurgicale dangereuse », qui ne saurait être engagée sans nécessité avérée.
Par ailleurs, il critique le manque d’explications concrètes de la part des autorités actuelles, notamment du président Félix Tshisekedi, sur les avantages qu’un éventuel changement constitutionnel pourrait apporter à la population. À ce jour, affirme-t-il, aucune preuve n’a été apportée pour démontrer que la modification de certains articles améliorerait les conditions de vie des Congolais.Stéphane Muadi Van s’oppose également à toute initiative de révision constitutionnelle en fin de mandat présidentiel. Il analyse clairement qu’un tel projet, s’il était jugé nécessaire, aurait dû être initié dès le début du premier mandat, avec l’appui d’experts et d’une large consultation nationale.
Dans cette perspective, il met en garde contre toute tentative qu’il interprète comme une stratégie seulement visant à prolonger le pouvoir au-delà des limites constitutionnelles. Il appelle au respect strict du calendrier électoral et au principe d’alternance démocratique, rappelant que la Constitution fixe clairement la durée et les limites du mandat présidentiel.Enfin, Stéphane Muadi Van souligne la nécessité pour tous les dirigeants africains de respecter leurs paroles et engagements et de favoriser une culture politique fondée sur le respect des institutions et la transmission du pouvoir.
Selon lui, la stabilité et le développement d’un pays passent avant tout par le respect des règles établies et la prise en compte des aspirations réelles de la population.Ce positionnement vient ainsi alimenter un débat déjà très sensible, où se confrontent différentes visions de l’avenir institutionnel de la RDC.
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