Les musulmans de Goma, à l’instar de leurs coreligionnaires à travers le monde, ont célébré ce mercredi la fête de l’Aïd el-Adha, appelée également Aïd el-Kébir ou Tabaski dans plusieurs pays africains. Cette fête religieuse majeure commémore la foi et l’obéissance du prophète Ibrahim (Abraham), prêt, selon la tradition islamique, à sacrifier son fils en signe de soumission à Dieu.
Elle est généralement marquée par la prière collective du matin, des moments de partage en famille, des actions de solidarité envers les plus démunis, ainsi que le sacrifice rituel d’un animal, le plus souvent un mouton.
À Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, cette célébration s’est déroulée dans un contexte particulièrement difficile, marqué à la fois par des contraintes économiques persistantes, la situation sécuritaire dans la région et la recrudescence des inquiétudes liées à la maladie à virus Ebola.
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Selon un fidèle musulman résidant dans la ville, Omari Grace, les conditions actuelles n’ont pas permis à de nombreuses familles de vivre pleinement la fête dans la joie habituelle. Il évoque notamment la fermeture de plusieurs institutions bancaires, qui limite l’accès aux ressources financières, le chômage ainsi que la précarité croissante au sein des ménages.
À ces difficultés s’ajoute la situation sanitaire liée à l’épidémie d’Ebola, qui continue de susciter des inquiétudes dans la population et impose des mesures de prévention strictes.
Dans ce contexte, la traditionnelle grande prière de l’Aïd, habituellement organisée dans des espaces publics comme les stades, n’a pas pu avoir lieu. Les fidèles ont ainsi été contraints de se rassembler en petit nombre dans différentes mosquées de la ville, conformément aux mesures sanitaires en vigueur.
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Malgré ces multiples contraintes, les croyants ont tenu à marquer cette journée dans la foi et la résilience. « Nous avons célébré cette fête dans la soumission à Allah, avec un esprit de partage et l’espérance de jours meilleurs », a témoigné Omari Grace.
Signalons qu’ainsi, à Goma, l’Aïd el-Adha 2026 s’est inscrite dans une dynamique de sobriété, reflet des défis que traverse la population, mais aussi d’attachement aux valeurs spirituelles et communautaires de cette grande fête de l’islam.
Mérite BAHOGWERHE