Le secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Augustin Kabuya, a vivement contesté la légitimité de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) à se prononcer sur la question d’un éventuel changement de la Constitution.
S’exprimant devant des militants de son parti, le responsable de l’UDPS a estimé que la prise de position des évêques catholiques était incompatible avec le caractère laïc de l’État congolais. « Nous sommes un pays laïc. À quoi sert cette déclaration ? », s’est-il interrogé.
Dans son intervention, Augustin Kabuya a également accusé certains responsables ecclésiastiques d’entretenir, selon lui, une hostilité de longue date à l’égard du nom de Tshisekedi. Il a soutenu que cette opposition remonterait à 1992 et a dénoncé ce qu’il considère comme une immixtion de la CENCO dans le débat politique national.
Le secrétaire général de l’UDPS a, par ailleurs, affirmé que les déclarations des évêques ne représentaient qu’un point de vue propre à l’institution religieuse et ne sauraient engager les institutions de la République. « Nous sommes un pays laïc », a-t-il insisté, avant de s’interroger sur une éventuelle soumission de la vie politique aux orientations de la CENCO.
Il a également critiqué les rapprochements opérés par les prélats avec certaines personnalités de l’opposition, qu’il a qualifiées « d’aventuriers », estimant qu’« il n’y a pas d’hommes sérieux dans leur camp ».
Signalons qu’au terme de son intervention, Augustin Kabuya a jeté le communiqué des évêques devant la foule, provoquant les huées des militants, qui ont ensuite mis le document en pièces.
Mérite BAHOGWERHE