L’opposant et ancien vice-Premier ministre José Makila a fait savoir que, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, qu’il a qualifié « d’artisan de l’incivilité », l’accusant de contribuer à la dégradation du débat public et de développer une conception personnalisée de l’exercice du pouvoir.
Intervenant lors d’un live Space organisé sur X par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala , le sénateur a estimé que le chef de l’État s’illustre par des attitudes qu’il juge incompatibles avec la fonction présidentielle. Selon lui, le président de la République est devenu « le propagateur de la grossièreté » et a érigé « l’insulte » en mode d’expression politique.
« Je qualifierais M. Félix Tshisekedi d’un artisan de l’incivilité. Je ne l’insulte pas, c’est un qualificatif », a déclaré José Makila, reprochant également au chef de l’État de multiplier les promesses et de favoriser des pratiques qu’il assimile au tribalisme.
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L’ancien président de l’Assemblée provinciale de l’Équateur a, par ailleurs, déploré ce qu’il considère comme une méconnaissance de la portée institutionnelle de la magistrature suprême. Tout en reconnaissant que le président de la République est le garant de la nation et une institution à part entière, il a soutenu que celui-ci ne saurait se confondre avec l’ensemble de la République ni s’ériger en unique incarnation de l’État congolais.
José Makila a également dénoncé les attaques verbales dirigées, selon lui, contre l’ancien président Joseph Kabila, estimant qu’elles portent atteinte non seulement à la personne de l’ex-chef de l’État, mais également à l’ensemble des Congolais qui ont vécu sous son administration durant dix-huit ans.
l’opposan a, en outre, insisté sur la responsabilité des dirigeants politiques dans la préservation des valeurs républicaines et du vivre-ensemble. Il a estimé que le recours aux invectives et aux discours injurieux en public compromet l’exemplarité attendue des autorités et constitue un mauvais signal pour la jeunesse.
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« Un homme d’État est celui qui pense à l’avenir », a-t-il rappelé, plaidant pour un exercice du pouvoir davantage fondé sur le respect des institutions, la retenue dans la parole publique et la promotion du civisme.
Signalons que, cette nouvelle sortie médiatique intervient dans un contexte de fortes tensions politiques en République démocratique du Congo, marqué par des divergences persistantes entre la majorité au pouvoir et l’opposition sur les questions de gouvernance et d’avenir institutionnel du pays.
Mérite BAHOGWERHE