La Coalition Article 64 (C64) a réaffirmé son appel à une mobilisation populaire en faveur de la défense de la Constitution, tout en se déclarant disposée à contribuer à une solution politique sous l’égide de l’Union africaine ou de toute autre médiation jugée crédible pour restaurer durablement la paix, l’unité nationale et l’ordre constitutionnel en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration rendue publique à l’issue de sa rencontre avec une personnalité engagée dans les efforts de médiation, la coalition indique que les échanges n’ont en rien modifié sa ligne politique.
« En acceptant cette invitation, la C64 n’a ni négocié ses convictions ni marchandé son combat. Notre lutte est menée pour sauver la République, défendre la Constitution et préserver l’avenir de notre nation », a déclaré la coalition.
La C64 affirme être disposée à dialoguer avec toutes les parties qui recherchent « sincèrement la paix », tout en précisant que ce dialogue ne saurait remettre en cause, selon elle, les principes constitutionnels et démocratiques.
« Nous dialoguons avec tous ceux qui recherchent sincèrement la paix, mais nous ne transigerons jamais sur la Constitution, l’État de droit et la souveraineté du peuple congolais », souligne la déclaration.
La coalition appelle par ailleurs les Congolais à rester « unis, vigilants et pleinement mobilisés » et confirme l’organisation d’une grande marche pacifique prévue le 20 juillet 2026 en direction du Palais de la Nation, à Kinshasa.
Selon ses initiateurs, cette manifestation s’inscrit dans la continuité des actions de protestation organisées les 3 juin (journée ville morte) et 12 juin, que la coalition présente comme des mobilisations réussies.
La C64 indique que cette marche visera notamment à dénoncer ce qu’elle qualifie de « coup d’État constitutionnel », la « confiscation de la souveraineté populaire », la persistance de la guerre ainsi que la mauvaise gouvernance. Elle affirme également vouloir réaffirmer son attachement au respect de la Constitution, à la paix, à la justice et à l’alternance démocratique.
Dans sa déclaration, la coalition réitère également son exigence de voir le président Félix Tshisekedi démissionner, estimant qu’il aurait, selon elle, « trahi son serment constitutionnel ».
Par ailleurs, la C64 réaffirme sa disponibilité à prendre part à toute initiative de médiation susceptible de favoriser une sortie durable de la crise.
« La C64 réaffirme sa disponibilité à contribuer, sous l’égide de l’Union africaine et de toute médiation crédible, à une solution globale permettant de restaurer durablement la paix, l’unité nationale et l’ordre constitutionnel », indique le document.
La coalition conclut sa déclaration en rappelant que « la souveraineté appartient exclusivement au peuple congolais » et affirme que son combat se poursuivra « jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel, de la démocratie, de la paix et de la dignité du peuple ».
Mérite BAHOGWERHE