L’activiste congolais des droits humains, Maître Jean-Paul Paluku Ngahangondi, a critiqué ce qu’il qualifie de contradictions dans le discours et la pratique du pouvoir en République démocratique du Congo (RDC), notamment en ce qui concerne les relations entre le gouvernement et l’opposition.
Selon lui, certaines déclarations antérieures attribuées au président Félix Tshisekedi, notamment lorsqu’il qualifiait l’opposition d’« opposition ya pete », semblent aujourd’hui contrastées avec l’évolution du paysage politique, où l’opposition apparaît, selon plusieurs observateurs, comme un acteur incontournable.
Dans ce contexte, l’activiste évoque également les discussions autour d’une éventuelle médiation régionale impliquant le président burundais et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, dans le cadre d’une possible relance du dialogue politique en RDC.
Pour Maître Jean-Paul Paluku Ngahangondi, cette évolution intervient dans un climat marqué par de fortes tensions politiques et une méfiance persistante entre les différentes forces en présence. Il estime que certaines composantes de l’opposition ont été, par le passé, victimes de critiques, d’invectives et de mépris, ce qui, selon lui, complique toute perspective de rapprochement.
L’activiste indique toutefois que, dans l’hypothèse d’un dialogue politique, une participation ne pourrait être envisagée qu’à condition que celui-ci repose sur des bases claires, crédibles et conformes aux principes démocratiques.
Il estime enfin que de telles conditions restent, à ce stade, difficiles à réunir, au regard du climat politique actuel.
Mérite BAHOGWERHE