La procédure autour de la motion de défiance visant le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani connaît un nouveau coup d’arrêt à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo.
Le bureau de la chambre basse a décidé de reporter la plénière consacrée à l’examen de cette initiative parlementaire, invoquant la nécessité de vérifier l’authenticité des signatures apposées par les députés.
Selon le rapporteur de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Jacques N’djoli, cette étape est indispensable avant toute inscription à l’ordre du jour. « Il faut d’abord s’assurer de l’authenticité des signatures pour garantir la régularité de la procédure », a-t-il indiqué, soulignant que cette vérification conditionne la recevabilité même de la motion.
Toutefois, ce processus suscite des interrogations au sein de l’opinion et de la classe politique. Huit jours se sont déjà écoulés pour contrôler seulement 56 signatures, un délai jugé particulièrement long par certains observateurs, qui y voient une manœuvre dilatoire visant à désamorcer la pression politique exercée sur le membre du gouvernement.
Dans les rangs des initiateurs de la motion, l’impatience grandit. Plusieurs députés estiment que les règles internes de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo ne devraient pas servir de prétexte pour retarder un débat jugé crucial sur la responsabilité gouvernementale. Ils rappellent que la motion de défiance constitue un mécanisme constitutionnel clé permettant au Parlement de contrôler l’action de l’exécutif.
De son côté, le bureau de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo défend une démarche « rigoureuse et transparente », assurant vouloir éviter toute contestation ultérieure sur la validité de la procédure. Aucune nouvelle date n’a, pour l’instant, été communiquée pour la tenue de la plénière.
Ce report prolonge ainsi l’incertitude autour du sort de la motion et, par ricochet, celui de Jacquemain Shabani, dans un contexte politique où les rapports entre institutions restent particulièrement scrutés.