Accueil » L’actualité sans pause » Soutenances de médecine délocalisées à Butembo : Patrick Mundeke dénonce le silence des élus du Nord-Kivu

Soutenances de médecine délocalisées à Butembo : Patrick Mundeke dénonce le silence des élus du Nord-Kivu

by Mérite Jean-Paul

L’annulation des soutenances de doctorat en médecine organisées à l’Université de Goma et la décision d’obliger les étudiants à reprendre cet exercice à Butembo continuent de susciter de vives réactions. Pour Patrick Mundeke, cette mesure dépasse le cadre universitaire et met en lumière le manque d’implication des élus nationaux du Nord-Kivu dans la défense des intérêts de leurs électeurs.Selon l’auteur, cette décision impose un nouveau fardeau à des familles déjà éprouvées par les conséquences de l’insécurité.

Après plusieurs années de sacrifices pour financer les études de leurs enfants, ces parents devront supporter des dépenses supplémentaires liées à un nouveau déplacement, aux formalités administratives et aux contraintes logistiques, alors que l’Université de Goma poursuit normalement ses activités.

« L’incapacité de l’État à exercer pleinement son autorité ne peut pas être financée par les citoyens. Les habitants de Goma n’ont pas à payer le prix des échecs des institutions nationales », soutient-il.Au-delà des difficultés rencontrées par les étudiants, Patrick Mundeke estime que cette situation interroge directement le rôle des députés nationaux et des sénateurs élus du Nord-Kivu.

Il regrette l’absence de réactions publiques et d’initiatives visibles de leur part pour défendre les intérêts des étudiants concernés.

« Un élu n’est pas envoyé à Kinshasa pour applaudir le gouvernement. Il est envoyé pour défendre sa province, protéger ses étudiants, porter la voix des parents et exiger que les décisions de l’État soient justes, cohérentes et respectueuses des citoyens », affirme-t-il.

Pour l’auteur, le débat ne se limite plus à la décision administrative prise par les autorités compétentes. Il met en cause la responsabilité politique des représentants élus.

« Le problème n’est plus seulement la décision de Kinshasa. Le problème, c’est que nos représentants semblent avoir signé un véritable chèque en blanc au pouvoir central : beaucoup de devoirs pour la population, mais très peu d’obligations envers elle », écrit-il.

Patrick Mundeke s’interroge également sur la pertinence d’organiser de nouvelles soutenances si, comme l’indiquent certaines informations, les mêmes professeurs sont appelés à composer une nouvelle fois le jury.

Selon lui, cette procédure entraînerait des coûts humains, financiers et logistiques supplémentaires sans justification apparente.L’auteur souligne que les habitants de Goma ne réclament aucun traitement de faveur, mais demandent simplement d’être traités avec la même considération que les autres citoyens de la République démocratique du Congo.

Patrick Mundeke appelle les électeurs à faire preuve de vigilance lors des prochaines échéances électorales.

« Le vote n’est pas une récompense que l’on distribue tous les cinq ans. C’est un contrat. Et lorsqu’un élu cesse de défendre ceux qui l’ont envoyé, ce contrat est rompu », conclut-il, estimant que la qualité de la représentation politique conditionne l’avenir des jeunes, le développement de Goma et la dignité de toute la province.

Mérite BAHOGWERHE

You may also like

QUI SOMMES NOUS ?

Habariexpress est un site d’actualités basé en République Démocratique du Congo.
L’actualité sans pause, à tout moment et où que vous soyez !

All Right Reserved. Designed and Developed by CHRISTOPHE