Le Consortium International pour les Droits Humains au Congo (CIDHC) a exprimé sa profonde indignation à la suite des violences survenues à Kinshasa, le vendredi 12 juin 2026, lors d’une marche pacifique organisée par plusieurs partis politiques et figures de l’opposition pour protester contre le projet de révision ou de modification de la constitution de la République démocratique du Congo.
Dans une déclaration rendue publique ce 13 juin à Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo, le CIDHC indique avoir recueilli des informations auprès de son réseau d’observateurs ainsi que de diverses sources locales, selon lesquelles la manifestation aurait été violemment perturbée par des individus identifiés par plusieurs témoins comme étant affiliés à la « Force du Progrès », mouvement de soutien à l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS).
D’après le bilan provisoire communiqué par le CIDHC, ces violences, qui auraient impliqué l’usage d’armes blanches, notamment des machettes, auraient fait cinq morts et vingt-huit blessés graves, tandis que sept véhicules auraient été incendiés. Le siège du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) aurait également été vandalisé.
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Parmi les personnalités politiques ayant été blessées figureraient notamment Ados Ndombasi, ancien député national, Martin Fayulu Madidi, président national de l’ECiDé, Delly Sesanga, président du parti Envol, Jean-Marc Kabund-A-Kabund, président de l’Alliance pour le Changement (A.Ch), ainsi que Marley Vuvu, président du mouvement MRC.
Le CIDHC condamne avec fermeté toute forme de violence politique, d’intimidation ou de persécution susceptible de porter atteinte aux libertés fondamentales garanties par la Constitution congolaise et les instruments internationaux relatifs aux droits humains ratifiés par la République démocratique du Congo. L’organisation rappelle que les libertés d’expression, d’association et de manifestation pacifique constituent des piliers essentiels de tout État démocratique et souligne qu’aucun citoyen ne devrait être victime de violences pour avoir exercé ces droits.
Face à la gravité des faits rapportés, le CIDHC présente ses condoléances aux familles des victimes, exprime sa solidarité envers les personnes blessées et appelle à l’ouverture d’une enquête indépendante, impartiale et crédible afin d’établir les responsabilités individuelles et institutionnelles. Il exhorte également les autorités judiciaires congolaises à poursuivre les auteurs, commanditaires et complices de ces actes conformément à la loi.
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Elle demande par ailleurs aux autorités nationales de garantir la sécurité de tous les acteurs politiques, indépendamment de leurs affiliations. Et invite les organisations nationales et internationales de défense des droits humains, ainsi que les partenaires de la république démocratique du congo, à suivre avec attention l’évolution de cette situation. Il réaffirme son engagement à documenter les violations des droits humains liées à cette crise et à œuvrer pour que vérité, justice et réparation soient rendues aux victimes.
Rappelons que, le Consortium International pour les Droits Humains au Congo a assuré qu’il continuerait à suivre de près l’évolution des événements et publierait régulièrement des mises à jour fondées sur la collecte, la vérification et l’analyse des informations disponibles.
Mérite BAHOGWERHE JEAN-PAUL